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PCF LAVAUR

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NON, ce n’est pas possible d’éduquer en prison !

20 décembre 2006 - Dernier ajout 1er janvier 2007


Lundi 11 décembre à Lavaur, plus de 100 personnes ont participé au débat organisé par le Collectif anti-EPM : peut-on éduquer en prison ?

Non, ce n’est pas possible. Ce n’est pas parce qu’on met des éducateurs dans la prison qu’elle devient éducative. Þ L’éducateur qui s’occupe d’un jeune doit d’abord conquérir sa confiance, ce qu’il ne pourra pas faire en prison dans la mesure où il est associé à un surveillant. Þ Il travaille en réseau avec sa famille, son école. Ce qu’il ne pourra pas faire dans une prison éloignée de 300-400 km du domicile de ses parents. Þ Il s’efforce d’aider l’enfant à surmonter les problèmes de tous ordres (problèmes d’identité, maltraitance, problèmes sociaux etc) qui l’ont conduit à commettre un délit.

Ainsi c’est au cas par cas que l’éducateur aide patiemment chaque jeune à se reconstruire et à sortir de la délinquance.

Pour cela, il faut du temps, des éducateurs, il faut que les foyers de la PJJ(protection judiciaire), les associations habilitées à recevoir des jeunes placés par le juge aient les moyens financiers de fonctionner. Or leur budget déjà insuffisant a été réduit de 30% pour financer les prisons. Dans ces structures ouvertes, les éducateurs font un travail minutieux, patient, tenace qui aboutit à des résultats : 80 % ne récidivent pas. En prison, c’est l’inverse.

Ce sont ces structures-là, méconnues du grand public, qui sont efficaces. Loin d’être laxistes, au contraire nous voulons que l’on s’attaque aux causes de la délinquance. C’est nécessaire de traiter le problème à la fois pour le jeune délinquant (qui doit s’en sortir) et pour les victimes.

La sécurité de vivre tranquillement est un droit qui doit être défendu.

A l’opposé, Carayon et Sarkozy font du bluff, et exploitent honteusement à des fins électoralistes, des faits graves au mépris de toute vraisemblance. Les propos outranciers et discriminatoires tenus dans la Dépêche du 16/12/06 révèlent l’absence d’argument.

Actuellement dans les quartiers mineurs des prisons, les mineurs ne sont pas mélangés aux majeurs. Mais les plus durs imposent leur loi aux autres. Les jeunes doivent être protégés, tous les jeunes, « les têtes blondes » chères à M. Carayon, mais aussi les têtes brunes, bouclées et autres tignasses de tout style.

En développant la misère et les injustices, le député-maire et son gouvernement favorisent la délinquance. Les jeunes en sont les premières victimes, qui sont broyés par la vie avant de la maîtriser. La prison ne peut qu’abattre un jeune déjà en grande souffrance, en aucun cas l’éduquer.


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